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Vue de l'Exposition universelle à Paris en 1900, Tour Eiffel et Globe Céleste - Photo :  National Gallery of Art, Washington DC

Vue de l’Exposition universelle à Paris en 1900, Tour Eiffel et Globe Céleste – Photo : National Gallery of Art, Washington DC

Cette photographie n’a été prise ni à Disneyland, ni à Las Vegas mais bien à Paris pendant l’Exposition universelle de 1900. L’immense globe qui jouxte la Tour Eiffel était une des attractions majeures de cette exposition.

Il s’agit du Globe Céleste, une sphère bleue et or de 45 mètres de diamètre sur laquelle sont peints les constellations et les signes du zodiaque. La sphère repose sur un socle d’une hauteur d’environ 18 mètres. Ce dernier est constitué de 4 piliers de maçonnerie qui accueillaient des escaliers et ascenseurs permettant d’accéder à une terrasse fleurie aménagée à son sommet, à la base du globe.

Affiche publicitaire pour le Globe Céleste - Source : Gallica

Affiche publicitaire pour le Globe Céleste – Source : Gallica

Une fois sur la terrasse, le visiteur pouvait ensuite pénétrer dans le gigantesque Globe Céleste. A l’intérieur, la voûte céleste avait été reconstituée à l’aide une carcasse métallique de forme sphérique recouverte de papier bleu. Les étoiles étaient représentées par des morceaux de verre taillés qu’éclairaient des lampes incandescentes. Le visiteur pouvait contempler cette voûte céleste depuis le café-restaurant qui était installé à l’intérieur du globe mais pour mieux profiter du spectacle, il était recommandé d’emprunter les escaliers qui conduisait une douzaine de mètres plus haut, à un petit observatoire sphérique installé au centre du Globe Céleste, qui figurait la Terre. La planète-observatoire placée au sommet d’un axe rotatif, tournait sur elle même à la vitesse d’un tour en trois minutes et pouvait accueillir une centaine de visiteurs. Elle était divisée à l’intérieur en trois étages, de manière à permettre d’observer le mouvement apparent des étoiles et des astres à différentes latitudes. Les spectateurs installés confortablement dans des fauteuils devant des petits hublots pouvaient ainsi observer la voûte céleste telle qu’elle apparait au niveau de l’équateur (au premier étage), à la latitude de Paris (au 2e étage) ou enfin au pôle Nord (au dernier étage).

Ce voyage céleste était accessible moyennant l’achat d’un billet dont le coût s’élevait à 1,5 francs et comble du luxe, il s’effectuait…en musique. Un orgue avait en effet été installé à l’intérieur de l’attraction et jouait une musique céleste tout spécialement composée par Saint-Saëns pour l’occasion.

La passerelle menant au Globe Céleste après son effondrement

La passerelle menant au Globe Céleste après son effondrement

Le Globe Céleste fit beaucoup parler de lui car l’attraction était féérique, mais malheureusement aussi, parce qu’il fut le théâtre d’un accident dramatique. Le 29 avril 1900, deux semaines à peine après l’inauguration de l’exposition par le président Emile Loubet, la passerelle piétonne qui reliait l’attraction au reste de l’exposition en enjambant l’avenue de Suffren, s’écroula. Il y eut 9 morts et de nombreux blessés.

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