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Couronne créée pour le sacre de Louis XV, 1722, musée du Louvre La Fleur de lys du sommet était formée du Sancy. La Fleur de lys devant la couronne était formée par le Régent.  Huit diamants quadrangulaires formant le sommet des fleurs de lys sur les branches de la couronne appartenaient à la série des 18 Mazarins. Au total, la couronne était décorée de 282 diamants, 64 pierres précieuses de couleurs, 230 perles. Les pierres et les perles ont été remplacées après le sacre par des imitations.

Couronne créée pour le sacre de Louis XV, 1722, musée du Louvre
La Fleur de lys du sommet était formée du Sancy. La Fleur de lys devant la couronne était formée par le Régent. Huit diamants quadrangulaires formant le sommet des fleurs de lys sur les branches de la couronne appartenaient à la série des 18 Mazarins.
Au total, la couronne était décorée de 282 diamants, 64 pierres précieuses de couleurs, 230 perles.
Les pierres et les perles ont été remplacées après le sacre par des imitations.

Notre précédent article relatait le « casse du siècle » qui eut lieu la semaine du 11 au 17 septembre 1792 et qui permit à un groupe de quelques petits malfrats de s’emparer de l’immense trésor que représentaient les joyaux de la Couronne de France.

En 1791, l’inventaire de ces joyaux recense 9547 diamants, 506 perles, 230 rubis, 150 émeraudes, 135 saphirs, 70 topazes et 19 pierres diverses pour une valeur totale estimée à près de 24 millions de livres. Le Régent représentait à lui seul près de la moitié de cette somme puisqu’il est estimé à 12 millions de livres. Le Diamant Bleu et Le Sancy sont estimés respectivement à 3 millions et 1 million de livres. Après le casse, l’unique pièce du trésor conservé est Le Grand Saphir de Louis XIV. Tout le reste a disparu.

Mais les 5 voleurs interceptés les poches pleines de diamants dans la nuit du 16 au 17 septembre ne tardent pas à parler… Ils dénoncent leurs complices et la police arrête au total 17 personnes. Une enquête minutieuse est menée et permet de faire toute la lumière sur cette affaire. Le « cerveau » du casse est un certain Paul Miette qui figure parmi les 17 brigands arrêtés. Il s’agit d’un cambrioleur professionnel assez brillant qui a recruté quelques voyous originaires de Rouen, alors connus sous le nom des « Rouennais ». Il s’introduit en leur compagnie dans le Garde-Meuble de la Couronne la nuit du 11 au 12 septembre 1792 et dérobe les grands insignes, notamment la Toison d’or que les Rouennais emporteront immédiatement à Londres. Dès le lendemain, la rumeur se propage rapidement dans le milieu des brigands : de nombreux bijoux et pierres peuvent facilement être dérobés au Garde-Meuble. Les trois nuits suivantes, les malfrats parisiens s’introduisent alors en nombre dans le bâtiment, chaque soir plus nombreux. Ils pillent l’ancien trésor royal et chose incroyable… ils organisent sur place une beuverie et un festin en compagnie de femmes légères. La dernière nuit, ils sont plus de 40 et font tellement de bruit qu’ils finissent (enfin !) par attirer l’attention des gardes qui arrêtent 5 d’entre eux !

L’enquête permet de retrouver les 2/3 des joyaux volés. Le Sancy et quelques Mazarins étaient cachés chez la femme d’un receleur et Le Régent est découvert dans la charpente d’un grenier parisien. Le Côte de Bretagne est retrouvé à Londres dans les mains d’un des bandits rouennais ; le futur Louis XVIII le rachètera lors de son exil en Angleterre et le lèguera à la France à sa mort. Les parures ont été dépecées, les pièces d’orfèvrerie fondues mais les pertes sont moins importantes que prévues. Parmi les très gros joyaux, seul Le Diamant Bleu manque à l’appel… Les Joyaux de la Couronne ont survécu à la Révolution française mais de nombreuses péripéties les attendent encore tout au long du XIXe siècle (à suivre…).

 

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