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Childe Hassam - Avenue in the rain

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, Paris est la capitale artistique du monde occidental : ses académies, ses écoles, ses ateliers attirent de nombreux peintres et sculpteurs étrangers. Parmi eux, Childe Hassam, un peintre américain, né le 17 octobre 1859, il y a 154 ans aujourd’hui. Il séjourne en France de 1886 à 1889. L’impressionnisme français et l’œuvre de Claude Monet en particulier l’influence considérablement, si bien que lorsqu’il retourne aux Etats-Unis en 1889, il devient un des précurseurs de l’impressionnisme américain.

Popularisé par de grandes expositions à Boston et New-York dès les années 1880, l’impressionnisme est l’objet d’un réel engouement aux Etats-Unis entre la fin des années 1880 et 1914. Les collectionneurs américains achètent en nombre les tableaux issus de ce mouvement artistique (d’où les magnifiques collections impressionnistes des musées américains aujourd’hui !) et les artistes américains adoptent l’impressionnisme avec enthousiasme alors même que ce mouvement s’éteint progressivement en France, remplacé par les mouvements postimpressionnistes (Cézanne, Nabis, Fauves…).

La série des drapeaux réalisée par Childe Hassam à la fin de sa vie est sans doute la partie de son œuvre la plus connue. Il s’agit d’une trentaine de tableaux qu’il débuta en 1916. Ils furent inspirés à ce fervent partisan de l’entrée en guerre des Etats-Unis, par la parade des engagés volontaires américains pour la Première Guerre mondiale qui eut lieu sur la Cinquième Avenue à New-York. Le tableau le plus célèbre de la série, The Avenue in the Rain (1917), représente des drapeaux américains et leur reflets sous la pluie. L’influence de Claude Monet y est très présente. Le sujet, une rue pavoisée, est très proche de celui qui inspirera Monet en 1878 pour La Rue Montorgueil (1878, musée d’Orsay) et La rue Saint-Denis (1878, Rouen, musée des Beaux-arts). Le principe de la série de tableaux traitant à de multiples reprises le même sujet semble également inspiré des séries peintes par Monet sur les bottes de foin ou la cathédrale de Rouen. Enfin, la technique utilisée par Hassam est très proche de celle du grand peintre français : couleurs claires, touches fractionnées, forte sensibilité aux conditions atmosphériques (Hassam choisit un jour de pluie), intérêt pour les paysages urbains…

L’impressionnisme semble toujours très apprécié par les Américains, y compris dans les plus hautes sphères, puisque Barack Obama a fait installer ce tableau, qui fait partie de la collection de la Maison-Blanche, dans le Bureau ovale dès le début de sa présidence.

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