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Aile Lescot au Louvre - Pierre Lescot

Pierre Lescot est un architecte français, mort le 10 septembre 1578, il y a 435 ans aujourd’hui.

En 1546, le roi François Ier lui confie un projet de reconstruction complète du vieux château médiéval du Louvre édifié par Charles V, un peu mois de 200 ans plus tôt. François Ier souhaite un château dans le goût de la Renaissance italienne qu’il affectionne tant. Quand le roi meurt le 31 mars 1547, l’aile ouest du château de Charles V a été détruite mais Lescot n’a pas encore eu le temps de mettre réellement en œuvre les plans qu’il a dessinés.

Cependant, Henri II, le fils de François 1er qui lui succède, confirme Lescot dans ses fonctions. Le nouveau roi n’a pas un caractère facile et il change sans cesse d’avis, contraignant Lescot à s’adapter à plusieurs reprises. Ainsi, en 1549, Henri II décide de créer au rez-de-chaussée de la nouvelle aile, une grande salle de bal (l’actuelle salle des Caryatides). Lescot doit donc détruire l’escalier qu’il avait commencé à construire au centre de l’aile et le repousser à l’extrémité nord de l’aile. De plus, pour installer le nouvel escalier, il doit détruire la dernière fenêtre au nord et la remplacer par une porte d’accès au nouvel escalier. Pour conserver la symétrie de la façade, Lescot crée alors une autre porte factice à l’extrémité sud de l’aile. La façade se trouve ainsi avec trois avant-corps : un avant-corps central correspondant à l’emplacement de l’ancien escalier, un avant-corps à l’extrémité nord correspondant à l’emplacement du nouvel escalier et un avant-corps au sud créé par Lescot pour préserver l’esprit de symétrie. En 1551, deuxième modification importante exigée par Henri II : il veut plus de place pour son service. Lescot ajoute alors un étage supplémentaire de petite hauteur, l’étage d’attique.

Malgré les exigences royales fluctuantes, Lescot parvient à construire une façade harmonieuse qui fait l’admiration de ses contemporains et de ses successeurs. La façade de l’aile Lescot est considérée comme la naissance de « l’architecture à la française » qui connaît son apogée au XVIIe et XVIIIe siècle. Cette nouvelle architecture concilie les innovations de l’architecture de la renaissance italienne (symétrie, régularité, emploi du vocabulaire antique : colonnes, pilastres, frontons, pots à feu…) et le goût français (toits en ardoise, façade avec trois avant-corps, grandes fenêtres à petits carreaux, étage d’attique…).

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