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Diane de Versailles

Allez admirer cette Artémis à la biche, dite Diane de Versailles dans la salle des Caryatides au musée du Louvre ! Artémis (Diane pour les Romains), déesse grecque de la chasse est saisie en pleine action. L’audace de sa composition et le dynamisme de son attitude forcent l’admiration des visiteurs, toujours amassés en nombre à ses pieds.

Coiffée d’un diadème, ses cheveux ondulés coiffés en chignon et le visage impassible, elle tourne la tête vers la droite et tire avec sa main droite une flèche du carquois qu’elle porte en bandoulière sur l’épaule. Le bras gauche, tendu en avant, accompagne quant à lui sa vigoureuse enjambée. Ainsi, le mouvement des épaules orientées vers la droite est l’inverse de celui des hanches, orientées vers la gauche, le tout créant une magnifique composition en X. Elle porte une tunique (un chiton) courte, remontée au-dessus du genou afin de faciliter la marche (contrairement aux femmes de l’époque qui la portait longue) qui participe au mouvement. Plaquée contre les cuisses de la déesse par la vigueur de son mouvement, elle remonte légèrement sur le genou gauche et s’échappe vers l’arrière en de multiples petits plis. Le manteau (himation) est roulé sous les seins pour servir de ceinture, un pan remonte dans le dos sur l’épaule gauche et, coincé sous la ceinture, redescend en diagonale vers la cuisse droite, soulignant lui-aussi le mouvement de la déesse.

On retrouve la même composition et les mêmes qualités plastiques dans une autre célèbre statue antique, l’Apollon du Belvédère, si bien que l’on a été tenté, dès le XVIIe siècle, d’associer les deux statues comme un paire. Toutes deux seraient des répliques romaines du Ie-IIe siècle après JC d’originaux en bronze aujourd’hui disparus, œuvre du sculpteur athénien du IV e siècle avant JC, Leocharès. Ceci reste toujours aujourd’hui une hypothèse… Ce qui est certain, c’est que notre Diane est une copie en marbre d’un original grec disparu car il existe d’autres exemplaires (à Athènes et à Tripoli notamment) très proches de l’exemplaire du Louvre (mais pas aussi beaux… même si je ne suis sans doute pas objective ! )

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