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Hélène Fourment et ses enfants - Rubens

Pierre-Paul Rubens est mort le 30 mai 1640, il y a  373 ans aujourd’hui.

Grandiloquent, exubérant, drôle et bon vivant, tel est l’image que l’on se fait de cet artiste en regardant ses tableaux. Ses œuvres laissent transparaitre sa joie de vivre et semblent célébrer la vie sous toutes ses formes. En d’autres mots, Rubens était un artiste comblé et heureux tant dans sa vie professionnelle que personnelle, et cela se voit dans ses tableaux.

Ceci est particulièrement vrai pour les tableaux de la dernière décennie de sa carrière. En 1630, alors qu’il est âgé de 53 ans, il épouse en seconde noce une jeune fille de seize ans, Hélène Fourment, fille cadette d’un riche négociant en tapisseries. Hélène est alors considérée comme une des plus jolie femme d’Anvers. (« la femme la plus belle du monde d’Anvers » au dire du cardinal-infant Ferdinand d’Autriche). Malgré leur grande différence d’âge, le couple va connaître un amour mutuel emporté et passionné et un grand bonheur familial puisque Hélène mettra au monde 5 enfants. Rubens amoureux représente sa nouvelle muse dans de nombreux tableaux. On reconnaît le visage de sa bien-aimée, ses boucles blondes et ses formes généreuses et nacrées dans Le Jardin d’Amour (1632-1633, Prado), Les Trois Grâces (Vers 1635, Prado) ou Le jugement de Paris (1638-1639, Prado). Mais, Hélène lui inspire aussi des portraits, les plus personnels et intimes de sa carrière comme cette Hélène Fourment et ses enfants (vers 1636, Louvre) où il dépeint si bien son nouveau bonheur familial. La jeune femme est représentée sans aucun bijou, vêtue d’une simple robe blanche. Ses cheveux, qui ne sont pas impeccablement bouclés comme dans d’autres portraits plus officiels,  sont camouflés sous un chapeau. Elle serre dans ses bras son fils ainé, François, qu’elle couve d’un regard rempli d’amour et de tendresse. Derrière François, se tient Claire-Jeanne leur fille ainée.

« On dirait un Renoir » me disait récemment un enfant devant ce tableau…  C’est doublement bien vu. D’une part, parce que l’on retrouve la même exaltation du bonheur familial que dans certains tableaux de Renoir. D’autre part, parce que le tableau de Rubens n’est pas terminé si bien que le fond peint à grand coup de brosse lui donne un aspect « très moderne » assez proche d’un Renoir.

Petite précision : le tableau n’étant pas terminé, on aperçoit entre les têtes des deux enfants, les bras d’un 3e enfant du couple, Isabelle, née en 1635, repentir réapparu sous les derniers glacis apposés sur la peinture.

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