Mots-clefs

,

Etude de tête de cheval-Pisanello

En mars 1856, un éditeur milanais, Giuseppe Vallardi, propose à la vente 378 planches de dessins considérés à l’époque comme étant de la main de Léonard de Vinci. Il s’agit de feuillets détachés, parfois dessinés au recto et au verso, qui faisaient probablement partie d’un ou plusieurs livres de modèles utilisés par des ateliers d’artistes. Cette collection est acquise par le musée du Louvre pour la somme de 35.000 francs. Après une étude approfondie de l’album, le conservateur des dessins et chalcographie du Louvre, Frédéric Reiset réattribue plus de 250 de ces dessins à Pisanello.

Pisanello (vers 1395-vers 1456) fut un médailliste et un peintre très recherché que les cours italiennes les plus raffinées du début du Quattrocento se disputaient. Chanté par les poètes, estimé par les humanistes, il était réputé pour la virtuosité avec laquelle il savait rendre la nature.

Aujourd’hui, il est surtout célèbre pour ses magnifiques représentations d’animaux. La grande majorité des œuvres subsistantes de cet artiste sont en effet peuplée d’animaux: La Madone à la Caille (Vérone, musée du Castelvecchio) avec ses oiseaux, La Vision de saint Eustache (Londres, National Gallery) avec le cheval de saint Eustache, les cerfs, les chiens et différents oiseaux, Saint Georges et la princesse (Vérone, église Sant’Anastasia) avec ses chevaux et ses chiens… Mais cette réputation est en grande partie due aux dessins du codex Vallardi. Une grande majorité de ces dessins sont en effet des représentations animales. Le cheval semble être, l’animal de prédilection du peintre. Il le représente sous tous les angles avec un style qui se distingue par sa simplicité et une grande économie de moyens. Le résultat est stupéfiant de réalisme comme le montre cette Tête de cheval (Codex Vallardi, n°2363, cabinet des dessins du musée du Louvre). La plupart des dessins du codex Vallardi sont des études préparatoires pour des œuvres de grand format. Ce cheval est peut-être une étude préparatoire pour les fresques de Sant’Anastasia.

Publicités